PROJET de DÉPOLLUTION

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Phase III : Dépollution du 1er au 4 novembre 2007
extraction des déchets de - 30 à - 52 mètres

vers Phase II : mai 2007

vers 16 décembre 2007

en surface logistique portique tri j1 - sous terre j2 - sous terre j3 - sous terre j4 - première message

voir toutes les autres photos :

© copyright photos : Jacques Dechoux, Eric et Magali Heidet, Jean-Luc Kammerer, Mathieu Morverand,
Angélique Navarro, Françoise Prud'homme, Christophe Tscherter

voir toutes les vidéos (et reportages TV)

Reportage France 3 réalisé par Violaine Vermot-Gaut et Rodolphe Augier  - diffusion les 3 et 4 novembre 2007
JT 19-20 h régional le 3 nov. - JT 12-13 h régional le 4 nov. - JT 19-20 h national le 4 nov. (fichiers MPG de 20 Mo)
Reportage Current TV (USA) réalisé par Christophe Joly et Guillaume Vermorel : cliquer ici (fichier MPG de 41 Mo)
l'ambiance sous terre : vidéo 1 (4,5 Mo) - v2 (6,8 Mo) - v3 (6,6 Mo) - v4 (2,8 Mo) - v5 (7,3 Mo)
en surface : vidéo 1 (5,7 Mo) - v2 (2,9 Mo) - v3 (3 Mo) - v4 (13,6 Mo) - v5 (5,4 Mo) - v6 (6,7 Mo) - v7 (2,2 Mo)
- v8 (8,4 Mo) - v9 (5,3 Mo) - v10 (3,1 Mo) - v11 (5 Mo) - v12 (10,7 Mo)
 

une mobilisation sans précédent

La première campagne de dépollution (du mois de mai 2007 - voir) avait révélé l'importance de moyens humains et matériels conséquents pour parvenir à débarrasser la cavité de cette pollution. La configuration de la cavité, de plus en plus étroite et escarpée complliquait la tâche d'autant plus que le lieu de stockage des déchets se situait dorénavant à un niveau bien inférieur et non accessible en voie directe depuis l'orifice de l'aven.

Il fallut donc réinventer un ingénieux système de déviateurs, de contrepoids et de renvois afin de pouvoir remonter les bennes malgré les angles et l'espace exigu du fond de la cavité. Grâce à l'expertise de l'équipe du Centre Technique Spéléos Nord Franche Comté, pilotée par Jean-Marie Frossard, une solution technique, particulièrement efficace, fut mise en place et permettait de reprendre l'opération à un rythme soutenu. D'importants moyens logistiques (tentes marabout, liste précise des participants, restauration sur site) appuyèrent le volet technique du projet.

.La première opération avait suscité une importante couverture médiatique et les initiateurs du projet avaient reçu de nombreuses sollicitations. Cette fois-ci, les médias - relayant la sensibilité environnementale de plus en plus marquée de l'opinion - manifestèrent un intérêt tout particulier à l'opération. La chaîne France 3 Rhône-Alpes missionna une équipe qui réalisa des images jusqu'au plus profond de la cavité, avec une détermination et un professionnalisme remarquables. Le reportage qui ne devait qu'être initialement diffusé dans la région Rhône-Alpes retenait finalement l'attention des instances nationales. L'histoire de l'aven Chazot fut donc largement relayée sur tout le territoire (voir plus haut les reportages). Guillaume Vermorel, spéléo averti, et Christophe Joly, réalisaient quant à eux de superbes images sous terre et en surface en vue de produire un programme de sensibilisation pédagogique à l'environnement pour la chaîne américaine d'Al Gore, ambassadeur de la cause environnementale aux Etats Unis (voir plus haut le lien vers le reportage).

Parallèlement, les appels diffusés préalablement auprès de la communauté spéléo ainsi qu'auprès de la population locale rencontrèrent un écho très favorable et ce furent finalement plus d'une centaine de personnes qui participèrent à cette seconde opération de dépollution. Grâce à cet engouement, les participants non spéléos entreprirent de nettoyer tous les abords du site, redonnant à cet environnement un aspect vierge et débarrassé de tous détritus.

Les relevés effectués au fond de la cavité quelques semaines auparavant n'avaient pas révélé de gaz nocif. Néanmoins, compte tenu du caractère organique des déchets, et de leur potentielle dangerosité, des mesures de protection particulières furent prises. Chaque spéléo nettoyeur était équipé d'une surcombinaison intégrale, tout comme les équipes de tri, à la réception des bennes, et dans la zone de tri . Un pédiluve et une douche furent par ailleurs installés à la sortie de l'aven afin de traiter et désinfecter tous les équipements (combinaisons, bottes, baudriers et matériel de progression). 

L'exiguïté du fond de l'aven et de ses caractéristiques topographiques nécessitait une équipe permanente de 8 à 10 spéléos sous terre  pour faire fonctionner le système à raison de : deux à quatre personnes pour gratter le fond et remplir les bennes, 2 à 3 personnes en suspension pour tendre le câble et permettre aux chargements successifs de s'extirper du fond, à nouveau 2 à 3 personnes au premier palier afin de faciliter le passage délicat du déviateur. Tandis qu'une benne se remplissait, une autres effectuait l'aller-retour entre le fond et la surface. 

En surface, les équipes de tri se relayaient entre les différents postes : au portique pour la réception des bennes, au transport , et à la zone de tri pour séparer les déchets selon leur nature. Comme la précédente édition, la nature des déchets se révéla une fois encore très hétéroclite. Quelques grenades, balles et autres détonateurs furent à nouveau extraits mais en moindre quantité. Un nouveau fusil fut également remonté, rangé dans son étui ... Dans la variété des objets remontés, on remarquait notamment, une quantité impressionnante d'ossements, pour la plupart d'animaux de boucherie, des emballages plastique de produits chimiques (notamment de l'ammonitrate : engrais azoté minéral à base de nitrate d'ammonium) provenant très probablement d'industries locales, du verre, de la ferraille en tout genre (carcasses de voiture, machine à laver, bonbonnes, cadres de vélos, etc ...), de la moquette, des tissus, des matériaux de bâtiment,  ainsi que des déchets basiques en provenance probable de déchetterie ou de particuliers indélicats. Au final, ce furent un peu plus de 80 m3 qui furent extraits de la cavité, soit environ 130 m3 depuis le lancement du projet.

Tandis que le fond de la cavité ne cessait de s'abaisser au fil des bennes extraites, un orifice se révélait et donnait accès le dernier jour à une vaste galerie diaclase dont le point bas est situé 11 m 50 sous le niveau le plus bas jusqu'alors connu. Plusieurs éléments portent à penser que cette galerie fût visitée par le passé, avant qu'une pollution - mélange de déchets et de carcasses en putréfaction - d'une dizaine de mètres d'épaisseur n'en bouche l'accès. En revanche, le fond de la diaclase est vierge et aucune trace n'atteste d'une précédente exploration. La suite - si celle-ci existe, ce que la persistance de courants d'air laissent supposer - se situe plutôt en contrebas de l'éboulis de déchets de part et d'autre de l'imposante concrétion qui occupe le fond de la cavité. 

Un prélèvement partiel de quelques objets sur lesquels figuraient des indications temporaires (date de péremption sur emballages divers) révèle que l'immense majorité des déchets provient d'une pollution massive qui semble s'être étalée entre 1970 et 1985. On trouve bien entendu des déchets beaucoup plus anciens - très peu de plus récents - mais en moindre quantité. Le fait d'avoir trouvé - notamment des munitions - des objets plus anciens à des niveaux plus hauts dans la cavité s'explique par le fait que le nettoyage a commencé par des niches profondes dans lesquelles ces déchets anciens étaient tombés en premier, les couches ultérieures les recouvrant jusqu'à les boucher complètement, obligeant les pollutions suivantes à rebondir jusqu'au fond de la cavité. Il est fort probable toutefois que le monticule abrite à sa base les objets les plus anciens, mais seule la dépollution totale permettra de les mettre à jour. A l'objectif principal de la pollution s'accompagne désormais un volet historique doublé d'un indéniable intérêt spéléologique. 


Perspectives

Si le niveau du fond de la cavité a désormais nettement baissé, il subsiste encore au fond de la cavité une quantité importante de déchets. A la différence de la première campagne - lorsque l'appréciation de ce volume restait incertain - l'équipe du projet dispose désormais d'éléments plus concrets qui permettent de dresser des perspectives pour la suite à donner au projet tant sur le plan des moyens et des énergies à mobiliser que sur le temps nécessaire pour venir à bout de cette pollution.

Une troisième campagne est donc prévue pour la fin du printemps 2008. Néanmoins, l'analyse de la situation force les initiateurs du projet à reconnaître le caractère très ambitieux de leur démarche tant la tâche semble encore titanesque. La nouvelle galerie a en effet révélé un volume évalué à 150 m3 environ et des conditions d'extraction de plus en plus difficiles sur un plan technique. Compte tenu du fait que huit jours cumulés répartis sur deux campagnes ont permis d'extraire environ 130 m3, il apparaît sage d'envisager au minimum une dizaine de jours de travail à temps plein pour terminer le travail engagé. Par conséquent, la solution d'un recours à des forces externes (notamment professionnelles) placée sous l'autorité des porteurs du projet et de Jean-Marie Frossard se dessine de plus en plus comme une solution finale. 

Les coûts engendrés par une telle perspectives restent à déterminer auprès de professionnels compétents ainsi qu'au travers d'une valorisation comptable et analytique précise des deux premières campagnes (temps de mobilisation des bénévoles ayant participé et moyens utilisés - matériel, énergie, consommables).

Cette phase terminale constitue un préalable aux futures explorations du réseau de l'aven Chazot car les deux sources de courant d'air repéré se situent sous les monticules de déchets dans lesquels il n'est pas envisageable en l'état de prospecter dans des conditions de sécurité acceptables (risque maximal d'effondrement).

Au delà du strict cadre réglementaire et communautaire qui nous oblige - tous - à poursuivre les efforts engagés, la concrétisation de ce vaste projet apparaît plus que jamais indispensable, tout comme la protection du site par des moyens appropriés et une démarche - notamment par voie d'affichage sur site en bordure de route - de sensibilisation pédagogique, permettant de pérenniser cette enthousiasme et cette préoccupation environnementale qui nous ont permis d'en arriver jusque là.

Merci à tous, de votre soutien, de votre énergie et de votre détermination à nous accompagner jusqu'au bout.

salutations et à bientôt


l'équipe du RESSAC
Club de Spéléologie de Grospierres - Ardèche (07) - France
http://speleoressac.free.fr 

Projet en cours de Dépollution de l'Aven Chazot
http://speleoressac.free.fr/cavites/chazot/index.htm 

les partenaires de l'opération :
Mairie de Vallon Pont d'Arc, Sécurité Civile (Ministère de l'Intérieur), Centre Technique Spéléo Nord France Comté, CREPS de Vallon Pont d'Arc, Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de l'Ardèche, Fédération Française de Spéléologie, Comité Départemental de Spéléologie de l'Ardèche, Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche (Réserve Naturelle), Conseil Général de l'Ardèche, Comité Départemental de Spéléologie de l'Ardèche, Pompiers de Vallon Pont d'Arc, Musée d'Orgnac, Agence de l'Eau Rhône, Méditerranée et Corse, Société Sictoba, Société Melvita, Société ActiPro, Société System Industrie, Laboratoire CPIL, Association Séquence Nature Rhône-Alpes 

 

Liste des Participants à la seconde campagne de dépollution de l'Aven Chazot

Judicaël ARNAUD (Cadre Technique CDS 07), Christophe BABE (Club Abîmes - Hauts-de-Seine - 92), Philippe BARTH (Musée d'Orgnac - 07), Patricia BATTESTI (Spéléo Club de St Marcel - 07), Jean-Pierre BARBIER (Club du Ressac - 07), Christian BAYLE (Club du Ressac - 07), Aurérie BAO GOMEZ (Club du Ressac - 07), Mathieu BELLET (Groupe Spéléologique de Belfort - 90), Jean-François BRUN (Club du Ressac - 07), Philippe BOULIGNAT "Bouliche" (Groupe Spéléo Marcel Loubens - 70), David BRUSELLE, David CANTALUPI (Spéléo Club Mont-Blanc - 74), Jean CHARBONNEL (Club Abîmes - Hauts-de-Seine - 92), Maëlle COTENCEAU (Club du Ressac - 07), Eric COSTE (Club Terre et Eau - Hauts-de-Seine - 92), Jacky COURBIS, Edouard DA COSTA (Sampzon), Christelle DA COSTA (Club du Ressac - 07), Jacques DECHOUX (DDJS des Hauts-de-Seine - 92), Livio DECHAUD (Groupe Spéléo Valence), Maxime DUCOMMUN, Eric ECHENBRENNER (Club Terre et Eau - Hauts-de-Seine - 92), Thomas FONQUERNIE (Groupe Spéléo Marcel Loubens - 70), Guillaume FREDOUIL (Club du Ressac - 07), Claire GOUDIAN (Trésorière CDS 07), Jean-Marie FROSSARD (Président Groupe Spéléo Marcel Loubens - 70 / Démineur Spéléo Sécurité Cicile), Romain GUDIN (Spéléo Club Baboins - 25), Jean-Pierre GIANGIORDANO (Club du Ressac - 07), Alain GRESILLAUD (Club Abîmes - Hauts-de-Seine - 92), Stéphane GUILLARD (Groupe Spéléo de Villeurbanne - 69), Véronique HAUTIN (ASTC), Eric et Magali HEIDET (Groupe Spéléologique de Belfort - 90), Patrice et Rémy HELCK (Club du Ressac - 07), Christophe JOLY (Caméraman USA), Benoît JARRY (Spéléo Club d'Aubenas - 07), Jean KANAPA (Club du Ressac - 07), Jean-Luc KAMMERER (Groupe Spéléo Marcel Loubens - 70), Jean-Paul KETTERER (Groupe Spéléologique de Belfort - 90), Sébastien KNEUSS (Club du Ressac - 07), Patrick LEMAIRE (PEPS Vassieux - 26), Emilie LEMAISTRE, Jérôme LOIRE (Spéléo Club de Privas - 07), 
Didier MACHO (Association Speleo drabons et chieures adc - Meaudre -38), Frédéric MEIGNIN (FFS Comité Directeur), Benoît MOUY (ASTC Thales - 92), Marcel MEYSSONNIER (Conseiller Technique Spéléo : réalisation de la fiche BRGM de Chazot en 1966), Mathieu MORVERAND (Club du Ressac - 07), Angélique NAVARRO (Spéléo Club des Auvergnats - 63), Patrick PELOUX (Président CSR Rhône-Alpes), Cyril PAPON (Club Abîmes - Hauts-de-Seine - 92), Hugues PARROT (Club Terre et Eau - Hauts-de-Seine - 92), Laurent PAYROU (Spéléo Club Alpin Languedocien), Lydie et Maurice PESCHIER, Mickaël POULET (Spéléo Club des Auvergnats - 63), Françoise PRUD'HOMME (Musée d'Orgnac - 07), Ludovic et Véronique ROLLAND (Club du Ressac - 07), David RONTET, Sébastien RAMUS (Spéléo Club de St Marcel - 07), Donald et Daniel SAUSSINE (Spéléo Club de St Marcel - 07), Patrick SERRET (Club du Ressac - 07), Yves SINGLAS (ASTC Thales - 92), Carine SUAU (Spéléo Club d'Aubenas - 07), Bernard SOUTEYRAND (Club du Ressac - 07), Benjamin et Cédric THOMINE (Spéléo Club d'Aubenas), Stéphane TOCINO (Président CDS 07), Christophe TSCHERTER (FFS Commission Environnement), Grégoire TARGE (Spéléo Club de Villeurbanne), Marc THIALLIER, Guillaume VERMOREL (Spéléo Clu d'Aubenas - 07), Marc ZANONI (Club du Ressac - 07).

sans oublier tous ceux qui nous ont donné un coup de main précieux :

Didier BOULLE (Directeur de la Réserve Naturelle des Gorges de l'Ardèche), Michel CATUSSE (Directeur du CREPS de Vallon Pont d'Arc), Alain GIOLBAS (Pompiers de Vallon Pont d'Arc), Serge HEIDET (Groupe Spéléologique de Belfort - 90), Jean-Pierre IMMACOLATO (adjoint au Maire de Vallon Pont d'Arc), Paul LAVIE (Président du Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche), Michel NOUGARET (Conseiller Municipal de Vallon Pont d'Arc), Pierre PESCHIER (Maire de Vallon Pont d'Arc), Claude ROCHE (DTN Fédération Française de Spéléologie), Christian SAPIN (Conseiller Municipal de Vallon Pont d'Arc)

vous avez participé de près ou de loin à l'opération et vous n'êtes pas dans la liste ? 
signalez le nous afin que nos puissions rectifier cette omission au plus vite