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L'expédition Berger
2002 du club du Ressac - Grospierres (07) fut organisée de main de maître
(comme à la coutume) par notre jeune organisateur de talent, Rémy Helck,
accessoirement président de la CO-J à la Fédération Française de
Spéléologie.
Rémy effectua
toutes les démarches obligatoires auprès de la mairie d'Engins qui
réglemente l'accès au gouffre (voir :Arrêté réglementant l'accès au Gouffre
Berger ). La
date fixée fut celle du 7 Juillet avec pour seule incertitude la météo, un
élément particulièrement sensible dans ce gouffre de légende (voir :
Historique du Gouffre Berger.
Nous fûmes les premiers de l'année 2002 à entreprendre l'exploration du gouffre. Un mois
plus tôt, de violentes précipitations avaient occasionné une crue
phénoménale dans les réseaux dont l'exutoire, la grotte de Sassenage,
débita au plus fort plus de 20 m3. Cette crue avait certainement modifié
quelques passages du réseau, nous ne savions donc pas ce qui nous
attendait.
Toute l'équipe
arriva au parking de la Molière le vendredi soir. Si la météo nous offrait
un créneau favorable de 72 heures, il se mit à pleuvoir de manière
relativement soutenue le Samedi matin, alors que nous avions prévu
d'entreprendre la descente tôt dans la matinée.
Toutes les sources
météo dont nous disposions annonçaient toutefois la même accalmie, ce fut
donc en toute confiance que nous entamions notre descente, vers 10
h.
Rémy, assisté de
Pauline Sarrus, du club d'Alès et de quelques autres, avaient profité du
week-end précédent pour équiper le gouffre jusqu'au Vestiaire. La descente
jusqu'à la côte -640m n'occasionna donc aucune difficulté majeure d'autant
plus que le lac Cadoux, pour lequel il faut habituellement prévoir un
canot, était totalement vide.
Une première équipe
composée de Rémy, Thierry Rique, Jean Kanapa et Mathieu Morverand, ouvrit
la descente, effectua quelques photos des splendides gours de la "salle
des Treize", puis du curieux "Vagin" et s'équipa ensuite de pontonnières
et de néoprène (absolument indispensable) pour la seconde partie du réseau
qu'il fallait cette fois équiper.
Dés que la seconde
équipe (composée de Jean-Louis Galera, Marion Boutin, Marc Sahuquet,
Aurélien Etienne et Francis Cluzel) parvint à son tour au vestiaire, Rémy
et ses équipiers entreprirent la suite avec pour ferme objectif de
rejoindre le fond.
Seul Jean Kanapa
connaissait le gouffre jusqu'au fond. Pour tous les autres, ce fut la
surprise de découvrir l'humidité des "Couffinades", nous dûmes en effet
évoluer dans les premières encablures à travers une galerie inondée
équipée par des cordes très abîmées. La température ambiante n'excédant
pas 15 °C, chaque arrêt devenait dans cette humidité permanente une
épreuve de résistance au froid.
>En dépit de
quelques craintes, le niveau d'eau resta faible tout au long de la
descente, le fameux "puits de l'Ouragan" fut franchit sans difficulté et
c'est finalement à 21 heures, au terme de 10 heures de descente que nous
atteignîmes le siphon terminal à la côte - 1122 m (à noter que les
dernières centaines de mètres furent très humides).
Il n'y eut qu'un
seul passage étroit, obstrué par un bouchon de galets occasionné par la
crue récente.
Pour la remontée,
le Berger fut fidèle à sa réputation : interminable ! Pas moins de 14
heures pour rejoindre la surface.
Le déséquipement du
gouffre fut assuré par une nouvelle équipe le lendemain et surlendemain,
assistés par un Rémy infatigable qui replongea dans les profondeurs du
gouffre moins de 24 heures après en être ressorti.
Bref, l'expédition
"Berger 2002" organisée par le Ressac fut une totale réussite aussi bien
au niveau de l'organisation qu'au niveau du déroulement, tout cela associé
à une météo clémente sans laquelle cette exploration n'aurait pas pu être
envisageable.
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